La désintégration en marche

Hier, au square Georges Brassens, j’ai discuté avec un libraire tunisien. Je voulais raconter l’histoire à Jérôme, comme je le faisais souvent. Il trouvait immédiatement le dessin qui exprimait la situation d’un coup de crayon.

Mais Jérôme est mort, il n’y aura pas de dessin sur cette page. Alors je raconte l’histoire à son blog…

Ce libraire a un cousin, né en France, à Chatelet, il habite à côté de Chatelet et depuis quelques années, sa femme se voile tout de noir et lui est devenu barbu.

Ce libraire a un ami qui a fait ses études à l’université française et qui est reparti travailler en Tunisie car il trouve que le radicalisme religieux en France n’est pas supportable. Il n’avait plus envie de vivre à Paris.

Ce libraire dit que c’est politique, qu’en France les mosquées sont à la solde de l’Arabie Saoudite et que depuis quinze ans, elles influencent les fidèles pour qu’ils se radicalisent. Profitant de leur détresse, de la mauvaise conjoncture économique et de l’absence de réelle politique, elles se substituent à la nation pour « guider le peuple ».

Ce libraire dit qu’en Tunisie, on voit très peu de niqab noirs alors qu’en France, le port du jilbab saoudien est de plus en plus fréquent. Les femmes tunisiennes n’ont absolument pas envie de venir en France.

Alors voici le dessin que Jérôme aurait pu faire.

Une femme, dans les rues de Paris, le téléphone portable coincé dans son jilbad (bien pratique!) appelle sa cousine qui se bronze en maillot de bain sur une plage de Tunisie.

– Quand viens-tu enfin à Paris?

– Je ne viens pas, tu t’es vue!

 

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