Le triomphe de l’humour

La candidature de l’humoriste Jon Gnarr fait rire les habitants de Reykjavik en Islande. Son succès à l’élection municipale les amuse encore plus surtout que, dans son programme, le futur maire promet de s’en mettre plein les poches, de nommer ses proches aux postes les plus juteux, et surtout de trahir ses promesses.

Sur sa liste figurent des artistes, des chanteurs, des acteurs, des professionnels du cinéma. Ils se proclament « anarchistes surréalistes ». Les partis traditionnels, KO debout à l’annonce des résultats qui met notre humoriste en tête, n’ont pas osé pendant la campagne électorale attaquer les « comiques » de peur de paraître ridicules.

Artiste respecté en Islande, Jon Gnarr joue dans ses émissions le rôle d’un fâcheux genre tête à  claques, légèrement demeuré. Plus il change d’avis, plus il se montre hésitant, plus il apparaît comme un pitre tourmenté et mystique, plus le public l’apprécie ; il en redemande.

Dans sa nouvelle situation, il risque de se prendre au sérieux à défaut de demeurer sérieux. Jusqu’où ira la parodie ?

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